Monnaies médiévales et doublons modernes
Les pièces médiévales telles que le groschen, le pfennig de Prague ou le doublon moderne sont bien plus que de simples objets décoratifs : ce sont des témoignages tangibles d’une histoire monétaire qui s’étend du début du Moyen Âge jusqu’au début de l’époque moderne. Que ce soit pour un camp de GN, un marché médiéval ou un groupe de reconstitution historique, les répliques de pièces en laiton, en bronze et en étain permettent de toucher du doigt le quotidien historique.
Quelles pièces de monnaie existait-il au Moyen Âge ? Un aperçu

Le système monétaire médiéval était riche en différentes coupures qui jouaient des rôles variés selon la région, l'époque et les besoins commerciaux. Du petit pfennig du début du Moyen Âge au florin d'or de la fin du Moyen Âge, chaque pièce reflète l'histoire économique de son époque. Le tableau suivant donne un aperçu des principales coupures :
| Valeur faciale | Époque | Matériau | Fonction |
|---|---|---|---|
| Pfennig (denier) | À partir du haut Moyen Âge (vers le VIIe siècle) | Argent | Petite monnaie, pièce la plus répandue du Moyen Âge |
| Heller | À partir du XIIIe siècle | Argent | Demi-pfennig, utilisé régionalement dans le sud de l'Allemagne |
| Groschen | À partir du XIIIe siècle | Argent | Pièce de monnaie utilisée pour les transactions importantes |
| Schilling (Solidus) | Du début à la fin du Moyen Âge | Argent | Unité de compte, variable selon les régions |
| Gulden / Ducat | À partir du XIIIe/XIVe siècle | Or | Or commercial pour le commerce à longue distance et les sommes importantes |
| Thaler | À partir du XVIe siècle | Argent | Grande pièce d'argent, précurseur des monnaies modernes |
| Doublon (Doblón) | XVIe/XVIIe siècle | Or | Pièce d'or espagnole, monnaie du commerce mondial |
Le groschen – de la pièce d'argent de Bohême à la monnaie courante
Le groschen est apparu au XIIIe siècle sous la forme d’une lourde pièce d’argent inspirée du modèle français : le gros tournois des rois de France fut le modèle qui se répandit rapidement dans toute l’Europe. Il trouva son expression la plus célèbre dans le groschen de Prague, que le roi Venceslas II fit frapper à partir de 1300 dans la ville royale de Kuttenberg en Bohême. L'avers porte l'inscription latine « DEI GRATIA REX BOEMIE » – « Par la grâce de Dieu, roi de Bohême » – et représente la couronne royale de Bohême ; le revers est orné du lion de Bohême.
Dans le système commercial du Moyen Âge, le groschen avait un poids considérable : selon la région et la période, 1 groschen correspondait à entre 12 et 30 pfennigs. Il se prêtait ainsi à des transactions dont la valeur dépassait largement celle des petites pièces de la vie quotidienne – du commerce de marché au trafic de marchandises urbain. Le groschen de Prague fut jusqu’au XVe siècle l’une des pièces les plus répandues en Europe centrale et on le retrouve archéologiquement de la mer du Nord jusqu’en Hongrie.
Pour les reconstitutions historiques et le GN, le groschen de Prague, sous forme de réplique en laiton ou en bronze, est la monnaie factice la plus authentique pour les scénarios du Haut Moyen Âge et de la fin du Moyen Âge. Avec un diamètre historique d’environ 25 à 27 mm, il tient bien en main et fait office de moyen d’échange convaincant sur les marchés et dans les camps.
Doublons et répliques de pièces modernes – pirates, conquistadors et légendes de trésors

Le doublon (Doblón) est une pièce d'or espagnole des XVIe et XVIIe siècles, frappée dans les hôtels des monnaies d'Espagne et de ses colonies américaines – de Séville à Mexico, de Lima à Bogotá. C'était la pièce d'or la plus convoitée du début de l'ère moderne et la monnaie de référence du commerce atlantique. Son équivalent en argent, le « piece of eight », a constitué la base du commerce mondial naissant et a été la première monnaie véritablement mondiale.
Avec le romantisme des pirates et des marins des XVIIe et XVIIIe siècles, le doublon est devenu le symbole emblématique par excellence du trésor des pirates – de L'Île au trésor de Stevenson aux aventures modernes de GN (jeu de rôle grandeur nature) sur le thème des pirates. Les répliques en laiton ou en métal doré capturent parfaitement cet esprit : qu’elles servent d’accessoire dans une bourse de pirate, de décoration de ceinture pour un costume de pirate ou d’élément décoratif sur une table de jeu, elles créent une atmosphère évocatrice.
Bien que le doublon soit apparu après le Moyen Âge classique, il fait aujourd’hui partie intégrante du répertoire des jeux de rôle d’inspiration historique et des reconstitutions du début de l’ère moderne. Il est particulièrement indispensable dans le contexte des GN de pirates, des scénarios de marins et des reconstitutions de l’époque coloniale.
Matériaux et variantes : que contient une réplique de pièce ?
La qualité d'une réplique de pièce dépend essentiellement du matériau et du traitement de surface – ces deux éléments influencent la crédibilité historique de la pièce et sa robustesse dans le quotidien du GN ou de la reconstitution historique.
| Matériau | Aspect | Adaptation | Utilisation typique |
|---|---|---|---|
| Laiton (cuivre-zinc) | Jaune doré | Robuste, facile à frapper | Doublons, répliques de pièces d'or, monnaie de jeu pour le GN |
| Bronze (cuivre-étain) | Brun foncé vieilli | Patine authentique | Pièces du début et du haut Moyen Âge, pfennigs, groschen |
| Étain / alliage de zinc | Gris argenté | Léger, bon marché | Produit d'entrée de gamme, aspect des pièces d'argent, utilisation en grande série |
| Teint à la main / vieilli | Patiné | Authentique d'un point de vue historique | Reconstitution historique, expositions, équipement de GN haut de gamme |
Le diamètre est un autre critère de qualité : les modèles historiques, comme le groschen de Prague, mesurent environ 25 à 27 mm, tandis que les pfennigs médiévaux ne mesurent souvent que 15 à 20 mm. Les répliques qui s'inspirent de ces dimensions semblent nettement plus authentiques en main que les pièces de collection surdimensionnées. Le poids joue également un rôle : une pièce en laiton bien moulée semble plus précieuse qu'un alliage de zinc léger, ce qui est important pour une utilisation fréquente sur les marchés et dans le cadre de jeux de rôle.
À quoi servent les répliques de pièces ? Aperçu des domaines d'utilisation
Les répliques de pièces médiévales et les doublons couvrent un large éventail d'utilisations, allant de la monnaie de jeu fonctionnelle à la décoration d'ambiance.
GN & marchés médiévaux
Dans le cadre du GN, les répliques de pièces remplissent une véritable fonction : elles servent de moyen d'échange entre marchands et joueurs, de récompense pour des quêtes ou de mise lors de jeux de dés. Sur les marchés médiévaux, elles contribuent à une présentation convaincante des marchands – une bourse en lin bien remplie de groschen en laiton parle d'elle-même.
Reconstitution historique
Pour les reconstituteurs qui mettent en place une scène de campement authentique, des pièces de monnaie fidèles à l'époque sont essentielles. Des pfennigs en bronze du haut Moyen Âge, des groschen en laiton du Moyen Âge classique ou des répliques de florins de la fin du Moyen Âge : on choisit la valeur et le matériau adaptés en fonction du siècle représenté.
Jeux de table, jeux de société et jeux de dés
Les répliques de pièces médiévales sont idéales comme monnaie de jeu tangible pour les jeux de société historiques, les jeux de rôle sur papier et les parties de dés. Au lieu de jetons en carton, ce sont de véritables pièces de métal qui sont posées sur la table – cela renforce sensiblement l'immersion.
Costumes et décoration
En pendentif sur une chaîne à pièces, dans une pochette en cuir ou en guise de décoration sur un vêtement : les répliques de pièces complètent à merveille tout costume historique. Les sets de doublons dans une pochette de pirate constituent notamment un accessoire classique pour les costumes de pirate.
Idée cadeau
Un ensemble composé de différentes répliques de pièces – du groschen de Prague au doublon – est une idée de cadeau originale et personnalisée pour les passionnés du Moyen Âge, les reconstituteurs et les joueurs de jeux de rôle. Associé à une bourse en cuir, il constitue un coffret cadeau harmonieux.
Questions fréquentes sur les pièces médiévales, les groschen et les doublons

Au Moyen Âge, il existait une multitude de coupures de pièces différentes. La pièce la plus répandue et la plus ancienne était le pfennig (en latin : denar), frappé dans toute l'Europe dès le début du Moyen Âge. Il existait également le Heller (un demi-Pfennig), le Groschen (à partir du XIIIe siècle, une pièce d'argent pour les montants plus importants), le Schilling comme unité de compte, ainsi que le Gulden et le Ducat comme pièces d'or de la fin du Moyen Âge. Il existait de nombreuses variantes régionales : Batzen, Kreuzer, Pfund et Mark désignaient différentes unités de valeur selon les régions.
Les pièces médiévales étaient nommées d'après leur valeur nominale : pfennig, heller, groschen, schilling, gulden, ducat et taler sont les appellations les plus courantes. Le terme « groschen » dérive du latin grossus denarius (denier épais) et désigne une pièce d'argent lourde. « Gulden » vient de « golden » et fait référence au matériau d'origine, l'or. De nombreuses pièces portaient également le nom de leur lieu de frappe ou de leur souverain, comme le Groschen de Prague (Bohême) ou le Florin (Florence).
À l’origine, le Groschen était une pièce d’argent lourde, frappée à partir du XIIIe siècle pour répondre aux besoins croissants du commerce – le petit Pfennig ne suffisait plus pour les transactions importantes. Le représentant le plus connu est le Groschen de Prague, que le roi Venceslas II de Bohême fit frapper à partir de 1300. Selon les régions, un groschen valait entre 12 et 30 pfennigs. Au fil des siècles, le groschen a perdu de sa valeur et est devenu une pièce de petite monnaie – en RDA, on appelait encore familièrement le Zehnpfennig « groschen ».
Le florin était une pièce d'or de grande valeur, frappée à partir du XIIIe siècle, d'abord à Florence (Fiorino d'oro), puis dans toute l'Europe. Au XIVe siècle, un florin valait environ 60 groschen de Prague, ce qui pouvait correspondre à 720 à 1 800 pfennigs. À titre de comparaison : au Haut Moyen Âge, un simple journalier ne gagnait souvent que quelques pfennigs par jour, un compagnon artisan un peu plus. Un florin représentait donc la valeur de plusieurs semaines de travail modeste et n'était pas, dans la vie quotidienne, une pièce destinée aux petits achats courants, mais aux transactions commerciales importantes.
De la petite pièce de bronze du début du Moyen Âge au doublon doré de l'époque des grands navigateurs, la sélection de répliques de pièces chez Vehi Mercatus couvre toutes les époques et tous les domaines d'utilisation importants. Parcourez notre assortiment et trouvez la pièce qui convient à votre campement, votre GN ou votre collection.








