Tenue de chevalier
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Une tenue complète de chevalier n'est pas un simple vêtement : c'est un système de superposition bien pensé, composé de textiles, d'équipements de protection et d'accessoires, conçu selon des modèles historiques et adapté à l'époque, à l'occasion et au budget. Que tu recherches une base textile solide pour ton premier marché médiéval ou que tu souhaites te constituer un ensemble complet de reconstitution avec cotte de mailles, casque et tabard : sur cette page, tu découvriras quelles pièces s'associent, comment les situer historiquement et quel niveau d'investissement est judicieux pour ton usage.
De quoi se compose une tenue de chevalier ? Explication du principe des couches

Une tenue de chevalier suit un principe de superposition clair, de l'intérieur vers l'extérieur – chaque couche a une fonction précise, et toutes les couches ne sont pas indispensables :
- Sous-vêtements : une chemise en lin ou en coton et des jambières protègent la peau du contact direct avec la lourde cotte de mailles et améliorent considérablement le confort.
- Gambison : cette tunique de protection matelassée à plusieurs couches, en lin ou en laine, amortit les coups, tient chaud et peut également être portée seule, sans cotte de mailles.
- Cotte de mailles : le haubercard ou haubergeon, fait d’un entrelacement d’anneaux métalliques, protège des coupures et des coups de lance – l’élément central de l’armure médiévale pendant plusieurs siècles.
- Éléments de plaques : à partir de la fin du Moyen Âge, s'ajoutent des plastrons, des brassards et des jambières, pour aboutir finalement à l'armure complète, le niveau d'équipement le plus sophistiqué.
À cela s'ajoutent la ceinture, lien fonctionnel et esthétique, le casque, signe distinctif caractéristique, ainsi que l'armement et les accessoires héraldiques tels que la tunique à blason. Important : toutes les couches ne doivent pas nécessairement être équipées – la composition dépend de l'occasion et du budget.
Acheter une tenue de chevalier : entrée de gamme, milieu de gamme et haut de gamme
Une erreur fréquente consiste à acheter en une seule fois un ensemble complet bon marché qui tombe en morceaux après quelques utilisations. Il est plus judicieux de constituer sa tenue étape par étape – en commençant par une base textile solide que tu complètes petit à petit. La fourchette de prix de notre gamme s'étend de 12,60 € à 794 €.
Une tunique en coton ou en lin, des jambières et une ceinture en cuir simple constituent la base. Suffisant pour les visites de marchés médiévaux, les projets scolaires ou pour se faire une première idée du look médiéval. Les jambières Brandolf 100 % coton (~25 €) sont un choix d'entrée de gamme typique dans cette fourchette de prix.
Un gambison – par exemple le Rabenfurth en tissu mélangé de lin (~105 €) –, une simple cotte de mailles à anneaux ronds estampés et des chaussures en cuir assorties constituent un ensemble solide pour un usage régulier. Le gambison peut également être porté seul comme tenue à part entière.
Cotte de mailles rivetée, casque, premières pièces de plate-armure telles que des brassards ou une cuirasse, et un tabard avec des détails héraldiques – ce niveau est destiné à la reconstitution, au combat de démonstration et à la représentation historique ambitieuse. Selon l’étendue de l’équipement, la fourchette de prix varie entre 200 € et bien plus de 500 €.
Comparaison des cottes de mailles : hauberk vs haubergeon, estampée vs rivetée
- Descend jusqu'aux cuisses
- Typique du Haut Moyen Âge
- Protège également partiellement les jambes
- Poids pouvant atteindre 15 kg avec des anneaux plats rivetés
- Nécessite une bonne condition physique de base
- S'arrête environ à hauteur des hanches
- Plus léger et plus maniable
- Souvent utilisé comme modèle d'entrée de gamme
- Convient également au début du Moyen Âge
- Peut être combiné avec des jambières séparées
- Moins coûteux à fabriquer
- Suffisant pour une simple reconstitution
- Convient aux marchés médiévaux et aux rôles de GN
- Moins de stabilité lors des combats de démonstration
- Fabrication plus fidèle à l'histoire
- Nettement plus stable et plus résistant
- Recommandé pour les combats de démonstration et les reconstitutions
- Plus proche du modèle historique
- Entretien : laisser sécher, traiter la rouille avec une huile fine, ne pas stocker dans un endroit humide
Tenue de chevalier par époque : début du Moyen Âge, Haut Moyen Âge, fin du Moyen Âge
Le choix de l'époque influence la conception globale d'une tenue de chevalier – il est déterminant pour la reconstitution historique, mais souvent secondaire pour la visite d'un marché médiéval.
Début du Moyen Âge
Les haubergés courts, les casques à crête et les casques à nasale caractérisent cette période. Les éléments de plaques sont pratiquement absents. Un gambison et une cotte de mailles courte suffisent pour une représentation cohérente – la composition est relativement simple et constitue donc un bon point de départ.
Haut Moyen Âge
Armure complète en cotte de mailles avec hauberque longue, surcot (tunique héraldique) à motifs héraldiques, casques à visière et grands boucliers triangulaires. Le look classique du croisé – l’époque la plus choisie tant pour les marchés médiévaux que pour le GN.
Fin du Moyen Âge
L'armure de plates prend le devant de la scène : cuirasse, gantelets et jambières, puis l'armure complète. Les casques à visière rabattable remplacent le casque à cuvette ouvert. Le niveau de représentation le plus complexe techniquement et le plus coûteux.
Surcote, ceinture, poignard et éperons : les accessoires qui complètent la tenue d'un chevalier

Le surcot est plus qu'une simple décoration : il protégeait la cotte de mailles des intempéries, servait à l'identification sur le champ de bataille et arborait les armoiries de son porteur. Les formes typiques vont de la simple tunique sans manches au surcot cintré doté de fentes pour une plus grande liberté de mouvement. Au Haut Moyen Âge, il était pratiquement indispensable.
La ceinture de chevalier remplissait plusieurs fonctions à la fois : elle maintenait le surcot et l'épée, signalait le rang et l'appartenance et était souvent ornée de rivets décoratifs et de ferrures en laiton. La ceinture de la fin du Moyen Âge avec rivets décoratifs et embout dans notre gamme (~50 €) est un exemple de la qualité artisanale dans ce domaine.
Outre l'épée de chevalier, l'armement historiquement correct comprenait également des poignards comme armes de poing. Le poignard à poignée en forme de testicule (nommé ainsi en raison de la forme caractéristique de sa poignée) est une découverte courante du XIVe-XVe siècle ; le poignard à disques, avec ses éléments de garde en forme de disques, date également de la fin du Moyen Âge – tous deux disponibles dans notre gamme à partir de ~33 €.
Les éperons sont l'insigne classique du chevalier : seuls ceux qui avaient été adoubés en portaient. Les éperons normands des XIIe et XIIIe siècles (~39 €) constituent un détail héraldique harmonieux pour une représentation du Haut Moyen Âge.
Matériaux de la tenue de chevalier : ce qui compte vraiment lors de l'achat
| Matériau | Adéquation | Utilisation typique |
|---|---|---|
| 100 % laine | Historique | Capes, tabards – tient chaud même humide, résistant à l'extérieur |
| 100 % lin | Historique | Maillots de corps, gambesons – respirant, doux pour la peau, attesté historiquement |
| Mélange lin-viscose | GN | Gambesons, tabards – bon compromis entre esthétique et entretien |
| Lin avec doublure en coton | Historique | Gambesons et pourpoints – extérieur en fibres naturelles, intérieur doux pour la peau |
| Acier (estampé) | GN / Reconstitution | Cotelettes pour la reconstitution sans combat spectaculaire |
| Acier (riveté) | Reconstitution | Cotelettes pour combats spectaculaires et tenues historiques ambitieuses |
La base textile : bien choisir le maillot, les jambières et le gambison

Le sous-vêtement et les jambières ne sont pas des options facultatives : ils sont obligatoires. Ils protègent la peau du contact direct avec le maillage de la cotte de mailles et les tissus lourds, améliorent considérablement le confort et constituent, pendant les mois chauds, la couche qui reste le plus longtemps en contact direct avec le corps. Les jambières Brandolf en 100 % coton soulignent le mollet de manière authentique et sont disponibles en plusieurs tailles (S à XXXL).
Le gambison est l'élément de protection central de l'armement médiéval : matelassé en plusieurs couches, il amortit les coups et empêche la cotte de mailles de frotter. Mais il fonctionne également comme une tenue à part entière : sans cotte de mailles par-dessus, il est plus léger à porter et suffit à lui seul pour une représentation crédible sur les marchés.
En ce qui concerne les matériaux, il vaut la peine d'y regarder de plus près : la laine, le lin et le coton sont les fibres historiquement attestées. Elles respirent, absorbent l'humidité et offrent un contact différent sur la peau par rapport aux matériaux synthétiques. Quiconque passe des heures à arpenter un marché médiéval ou participe à des combats de démonstration ressent la différence. La marque maison Vehi Mercatus utilise exclusivement des fibres naturelles – un choix délibéré, qui ne va pas de soi sur le marché.
De la première tunique à l'ensemble complet de reconstitution chevaleresque, vous trouverez dans cette catégorie tous les éléments dont vous avez besoin pour votre tenue, classés par époque, fonction et budget. Parcourez notre assortiment et composez votre tenue de chevalier étape par étape.
Foire aux questions
Ces termes sont souvent utilisés comme synonymes, mais désignent des niveaux de qualité différents. Un costume de chevalier est généralement une pièce jetable bon marché en matières synthétiques, adaptée au carnaval ou à des occasions ponctuelles. Une tenue de chevalier désigne des vêtements de meilleure qualité, adaptés aux reconstitutions historiques, fabriqués en fibres naturelles et pouvant être utilisés pendant plusieurs années. Le terme « tenue de chevalier » est utilisé comme terme générique pour désigner tous les niveaux, de la simple tunique à l'équipement complet de reconstitution historique avec cotte de mailles et casque.
Trois éléments suffisent pour une tenue cohérente : une tunique mi-longue en lin ou en coton, des jambières assorties et une simple ceinture en cuir. Si vous souhaitez investir un peu plus, complétez cette base avec un gambison – cela fait une nette différence tant sur le plan visuel que tactile. La cotte de mailles et le casque sont beaux, mais ne sont pas obligatoires pour une première visite au marché.
Oui, de nombreux articles conviennent aux deux. Les gambisons, tuniques et cottes de mailles de cette gamme sont régulièrement utilisés en GN. Il est important que les casques et les pièces d'armure destinés aux combats de démonstration respectent les règles de l'organisateur. Pour les rôles purement de figuration sans participation au combat, la base textile suffit souvent.
La différence la plus importante réside dans le type d'anneaux : les anneaux ronds estampés sont moins chers et conviennent bien à la représentation, mais sont moins solides. Les anneaux plats rivetés sont plus complexes à fabriquer, plus solides et plus fidèles au modèle historique – ils sont recommandés pour les combats de démonstration et la reconstitution historique. En ce qui concerne le poids, il faut être réaliste : une cotte de mailles composée d'anneaux plats rivetés peut peser jusqu'à 15 kg. En ce qui concerne l'entretien : laisse-la bien sécher après l'avoir portée, traite-la avec une huile fine en cas de rouille et ne la stocke pas dans un environnement humide.
Commence par la base textile : un maillot, des jambières et une ceinture constituent une première étape judicieuse. Ensuite, opte pour un bon gambison, qui constitue à lui seul une tenue complète et servira plus tard de couche de rembourrage sous la cotte de mailles. La cotte de mailles vient ensuite – avec des anneaux estampés ou rivetés, selon ton budget. Le casque, les pièces de cuirasse et le tabard constituent la dernière étape pour les reconstitutions ambitieuses.








